Défendre son estime de soi : Bonne ou mauvaise idée ?

Transformez votre quotidien et accédez au bonheur scientifiquement prouvé

Défendre son estime de soi : Bonne ou mauvaise idée ?

estime de soi défense

Attention cet article pourrait changer votre quotidien !

Ne le lisez pas !

Bonjour à toutes et tous et merci de consulter cet article.

Comme je l’évoquais dans l’article “estimez votre estime de soi”, l’estime de soi fait référence au regard que l’on porte sur soi et aux impacts que celui-ci a sur nos possibilités d’action.

 

– Quoi ! Vous n’avez pas lu cet article d’une qualité sans pareille ! Excusez-moi de vous le dire, mais je trouve cela tout bonnement scandaleux et en suis profondément outré !!! Puisqu’il en est ainsi, je préfère arrêter immédiatement la rédaction de cet article  !!!

– Bon c’est vrai vous avez raison, je m’emballe un peu… excusez-moi pour ma réaction un peu vive…

Pour me racheter, laissez-moi vous présentez rapidement l’essentiel de ce qu’il y a, selon moi, à savoir sur l’estime de soi.

L’estime de soi : à quoi ça ressemble ce truc ?

Un savant mélange de 3 ingrédients

Ingrédient n°1 : La vision de soi.

Elle correspond à l’évaluation que vous faîtes de vos qualités et de vos défauts. Cette vision est adaptée lorsque vous êtes lucide à propos de vos points forts et de vos limitations réelles. A l’inverse, elle devient dysfonctionnelle au moment où vous occultez, de manière consciente ou non, tout ou partie de vos qualités et défauts.

Ingrédient n°2 : L’amour de soi.

Elle renvoie au simple fait de s’aimer ou non et de se sentir digne d’être aimé ou non. L’amour que l’on se porte est une ressource extrêmement importante dès lors qu’il est inconditionnel, c’est-à-dire qu’il est présent malgré nos points faibles, nos échecs et nos regrets. A l’inverse, un amour de soi dépendant de la réussite de nos actions nous rend instable émotionnellement.

Ingrédient n°3 : La confiance en soi.

Elle fait référence, d’une part, au fait de se juger capable ou non de faire telle ou telle chose et, d’autre part, au fait d’agir concrètement. Disposer d’une forte confiance en ses capacités permet d’agir et de persévérer tandis qu’une confiance plutôt faiblarde conduit plus souvent à la non-action et à la procrastination.

Deux niveaux caractéristiques

Les scientifiques s’intéressent particulièrement à deux niveaux d’estime de soi : la basse estime de soi et la haute estime de soi. Oui, je sais c’est d’une originalité sans borne…

De manière très résumée, il est possible de dire que les personnes disposant d’une basse estime d’elles-mêmes, c’est-à-dire portant sur elles un regard plutôt teinté négativement,  pensent et agissent de manière à se prémunir et à fuir les échecs.

En miroir, les profils à haute estime, se voyant donc sous un jour favorable, ont comme moteur de leurs actions la recherche de la réussite.

Les recherches montrent qu’avoir une basse estime de soi est plus souvent relié à :

  • Des symptômes dépressifs
  • Des signes d’anxiété
  • Des vécus plus fréquents d’états affectifs négatifs tels que l’irritabilité, l’agressivité ou encore l’impulsivité
  • Des ressentis plus fréquents d’émotions négatives comme la peur, la tristesse ou la culpabilité

Dans le même temps, disposer d’une haute estime de soi renvoie plutôt au fait d’être bien dans sa peau, de disposer de confiance en soi et donc a un sentiment d’épanouissement.

Bien que les résultats des travaux de recherche  sur l’estime de soi semblent indiquer qu’il est préférable d’avoir une haute estime de soi, attention toutefois à sa garder de jugements trop manichéens sur le sujet. En effet, une basse estime de soi a aussi des avantages, tout comme une estime au sommet peut jouer de vilains tours.

Pour vous donnez une idée globale des caractéristiques de chacun de ces deux niveaux, je vous propose le petit tableau ci-dessous :

Une basse estime de soi renvoie

Une haute estime de soi renvoie

Au sentiment de mal de connaitre Au sentiment d’être au clair avec soi-même
A fait de parler de soi en des termes neutres, modérés A la capacité de parler de soi en des termes positifs
A une bonne adaptation aux interlocuteurs A un risque de déplaire à certaines personnes
A une prise de décision parfois difficile A une prise de décision facile et banale en général
A une croyance qu’il y a de bons et de mauvais choix A une croyance que les choix que nous faisons s’avèrent bons ou mauvais selon l’implication que nous avons dans leur réalisation
A une moins grande persévérance dans les choix réalisés A une persévérance plus importante dans les choix réalisés
A une difficulté à gérer les critiques et les échecs A l’externalisation des échecs et des critiques
A une difficulté à accepter les compliments et les réussites A l’internalisation des échecs et des réussites
A une capacité d’écoute des avis extérieurs A un possible manque de prise en compte des avis extérieurs et de remise en question
A de la prudence et de la maîtrise A une prise de risque et de la dispersion

 

Si vous voulez tout savoir (ou presque) sur le concept d’estime de soi et évaluez votre niveau actuel, vous avez la possibilité d’aller consulter l’article intitulé : “Estimez votre estime de soi”.

La défense de l’estime de soi est-elle utile ?

Dans notre vie de tous les jours, nous sommes tous confrontés à des déceptions et des échecs. De la même façon,  nous ressentons tous des craintes, des peurs et des angoisses.

Toutes ces festivités ont une fâcheuse tendance à tirer vers le bas le regard que nous portons sur nous. C’est vrai quoi ! Qui se sent mieux lorsqu’il rate quelque chose ? Qui a une bonne opinion de lui-même en cas d’échec ? Qui, encore, se sent valorisé lorsqu’il ne parvient pas agir de peur de ne pas y arriver ?

Dans ces situations, afin de défendre notre estime de soi, que celle-ci soit haute ou basse, nous sommes toutes et tous amenés à réaliser de “petits arrangements” avec nous-même. Ceux-ci consistent le plus souvent à modifier notre interprétation de la situation vécue dans le but de lutter contre les sentiments négatifs qui s’y rattachent.

Avant de vous présentez quelques-uns de ces ‘”arrangements”, il est important pour moi de préciser que ces derniers ne sont intrinsèquement ni bons, ni mauvais Ils font simplement partie de notre palette de réactions possibles face aux difficultés et ont chacun leur lot d’avantages et d’inconvénients.

Retenez toutefois que leur utilisation trop systématique peut conduire à l’évitement perpétuel de ce qui nous fait souffrir et nous empêcher ainsi d’avancer et d’évoluer.

Au fond, ces arrangements même s’ils peuvent s’avérer utiles à court terme ne représentent au final guère plus que des pansements que nous apposons sur nos blessures pour nous éviter de démarrer un traitement de fond, certes plus coûteux émotionnellement, qui nous amènerait à voir nos plaies intérieures se refermer.

Les principales stratégies de défense

Le succès par procuration

Pour les personnes disposant d’une basse estime d’elles-mêmes, une des options possibles pour bénéficier des effets de la réussite et du succès sans se confronter directement au risque d’échec, consiste à vivre la réussite à travers d’autres personnes auxquelles elles se sentent associées. Ces dernières peuvent être :

  • Des membres du proche entourage tel un enfant ou un conjoint. Le cas typique est celui du parent qui, n’ayant pas suivi d’études, voit son image de lui-même rehaussée par le fait que son enfant poursuive une brillante scolarité.
  • Des personnes ou des entités plus éloignées comme les équipes de sport, les artistes… Pensons aux supporters de club sportif qui gagnent en confiance lorsque leur équipe fétiche est victorieuse et qui, à l’inverse, peuvent se voir affecter de manière importante en cas de défaite.

Bien entendu, il serait caricatural de lier le succès par procuration à la simple recherche d’estime de soi tant il est vrai, dans les exemples évoqués, que le parent et le supporter peuvent aussi ressentir un véritable sentiment de joie altruiste en voyant la réussite de son enfant ou la victoire de son club favori.

Ceci étant dit, le succès par procuration est manifestement relié à la recherche d’une augmentation de l’estime de soi lorsque la personne :

  • N’est en mesure de se valoriser que par ce biais
  • Réagit avec violence à l’échec des personnes qu’elle a investi
  • Exerce une pression trop importante sur les autres

Les individus à haute estime utilisent également cette stratégie, non pour se protéger de l’échec mais comme un moyen d’entretenir et de développer davantage leur image. Dès lors, contrairement aux profils à basse estime qui ne chercheront pas directement à se mettre en avant, ils n’hésiteront pas à tirer manifestement la couverture à eux.

L’intégration dans un groupe

Pour celles et ceux qui n’ont pas une énorme estime de soi, se sentir intégré dans un groupe est une manière efficace de rehausser cette dernière. Deux mécanismes sont à l’œuvre :

  • Le partage des succès et donc de leurs bénéfices
  • La dilution des responsabilités en cas d’échec

A ce stade, vous me ferez remarquer, à juste titre, que les groupes ne sont pas constitués uniquement de personnes à basse estime.

Effectivement, les sujets disposant d’une estime élevée ne rechignent pas non plus à faire partie d’un groupe. D’une part, parce que cela vient nourrir le besoin d’appartenance présent en chacun de nous, et d’autre part, car c’est une manière pour eux de se différencier.

Pour cette raison, ces personnes choisiront volontiers des groupes valorisés socialement ce qui ne sera pas forcément le cas de celles à basse estime qui préféreront avoir une place dans un groupe peu valorisé plutôt que de se retrouver à la lutte dans un groupe plus prestigieux où la compétition pourra s’avérer plus rude.

La transformation des échecs

La stratégie que je nomme “transformation des échecs” est employée majoritairement par les personnes ayant une bonne opinion d’elles-mêmes. En effet, ces dernières puisqu’elles agissent plus que les individus à basse estime connaissent, certes, un nombre plus important de réussites mais sont, dans le même temps, plus fréquemment exposées aux échecs.

Pour faire face, les “hauts estimeurs” vont jouer sur 3 paramètres que les scientifiques appellent des attributions :

  1. Ils vont attribuer leur échec à une cause externe à eux-mêmes. Ainsi, ils diront “Si mon supérieur m’a fait une remarque c’est parce qu’il était de mauvaise humeur” et non “Si mon supérieur m’a fait une remarque c’est par ce que je n’étais pas à la hauteur”

  2. Ils vont circonscrire les causes de leur échec dans le temps. De ce fait, ils penseront “J’ai raté une épreuve comptant pour mes partiels mais je vais réussir la prochaine” et non “J’ai raté une épreuve, je n’aurais jamais mes partiels”

  3. Ils vont circonscrire les effets de leur échec sur leur personne. Par exemple, ils diront “j’ai été mauvais sur tel ou tel point mais le reste était parfait” et non “J’ai été lamentable”

Ces différentes manières de transformer les échecs ont une double finalité. D’une part, limiter leurs effets et, d’autre part, nier une plus ou moins grande part de leurs causes dans l’optique d’éviter une remise en question trop brutale.

La comparaison vers le bas

Plus les personnes ont une haute estime d’elle-même et plus elles ont une tendance à se juger favorablement lorsqu’elles se comparent aux autres.

Comment s’y prennent-elles ?

C’est très simple, elles prennent soin de choisir comme points de comparaison les dimensions qui leur sont les plus favorables.

Cela étant d’autant plus vrai lorsque qu’une personne à haute estime est mise en échec. Dans cette situation elle aura plus que jamais tendance à se rassurer en se comparant avec plus bas qu’elles sur l’échelle des succès et des compétences et sera plus attentive aux défauts et lacunes d’autrui.

Se réfugier dans la rêverie

La rêverie est un phénomène naturel et utile chez l’être humain. Elle constitue un espace de liberté totale dans lequel nous pouvons sortir des sentiers battus, imaginer nos projets les plus beaux et les plus audacieux. D’ailleurs, nombre de personnes hyper-créatives passent systématiquement par une phase de rêve avant de passer à l’action.

Pour les “bas estimeurs”, la rêverie peut devenir préjudiciable lorsqu’elle constitue un refuge et qu’elle est utilisée uniquement comme un moyen d’imaginer sa réussite. Dans ce cadre, elle empêche de passer à la réalisation en apportant des satisfactions qui remplacent celles de l’action.

L’auto-handicap

Certains individus ayant une basse estime d’eux-mêmes emploient des stratégies qui, de l’extérieur, peuvent paraitre totalement paradoxales, notamment dans les situations où les enjeux sont particulièrement importants.

Par exemple, elles peuvent ruiner leurs chances de réussites en ne préparant pas une échéance importante (comme un examen), en relâchant leurs efforts alors que le plus gros est réalisé et que le succès est à portée de main (comme en ne rédigeant pas la dernière partie d’un devoir) ou encore en se mettant volontairement des bâtons dans les roues (comme arriver en retard à un entretien d’embauche).

Toutes ces manœuvres pourraient laisser à croire que l’objectif poursuivi par ces individus est la mise en échec volontaire, pourtant tant redouté.

A y regarder de plus près, ces manières de faire peuvent être considérées comme un moyen de prendre soin et même d’augmenter l’estime de soi.

De quelles manière ?

Pour illustrer les choses, prenons l’exemple d’un étudiant qui ne réviserait pas des examens importants.

En cas d’échec effectif, cette manœuvre lui permettra de protéger son estime de soi en se disant : “ j’ai échoué, mais je n’avais pas assez travaillé” sous entendu, le manque de travail est la cause de l’échec et non le manque de compétence.

En cas de réussite, cet étudiant pourra penser “j’ai réussi alors que pourtant je n’avais pas vraiment révisé, je suis doué”. Cette manipulation aura alors pour effet d’augmenter l’estime en multipliant les mérites de la réussite.

Exceller dans des domaines très spécifiques

Les personnes ayant des doutes sur elles-mêmes trouvent des avantages à briller dans des domaines très peu pratiqués :

  • Le premier est que la concurrence s’y fait plus rare et qu’il est donc plus aisé d’y exceller.
  • Le second renvoie au fait que dans ces domaines, elles ne menacent personne ou presque et s’exposent donc moins à la jalousie et à l’agressivité des autres.

Pour les personnes à haute estime, une stratégie identique pourra être utilisée à des fins différentes. Dans ce cas, ce qui sera recherché c’est le fait de se valoriser en étant unique ou pionnier dans un domaine . Toutefois, il sera nécessaire que le domaine investi soit apprécié et valorisé dans le milieu social de la personne.

Et après la défense, on fait quoi ?

Au final, il est possible de dire que ces stratégies de défense de l’estime de soi ont leur utilité, notamment à court terme. Ainsi, elles permettent de gérer, à moindre coût émotionnel, les effets de nos angoisses et de nos échecs.

Néanmoins, elles ne permettent que des ajustements limités de l’estime que nous nous portons et ne nous incitent pas à dépasser nos craintes, à persévérer, à tirer les leçons de nos échecs et à évoluer tout simplement…

Pour aller de l’avant, il est donc nécessaire de sortir de la défense pour passer dans le développement de l’estime de soi.

Voilà, j’en arrive au terme de cet article. Un grand merci à vous de m’avoir lu.

A présent, si vous voulez connaitre 9 secrets pour développer votre estime de soi. Il vous suffit de cliquer ici.

Merci de partagez cet article autour de vous et de me dire ce que vous en pensez dans les commentaires.

Vous êtes également libre vous abonnez à la page facebook et à la chaine youtube du blog pour suivre ses actualités et bénéficier de contenus exclusifs.

Mes références et sources d’inspiration

André, C., & Lelord, F. (1999). L’estime de soi: s’ aimer pour mieux vivre avec les autres. O. Jacob.

Procurez-vous ce livre sur le site des libraires en cliquant ici.

 

 

Fenouillet, F. Stratégie d’auto-hadicap. Consulté à l’adresse suivante : https://www.lesmotivations.net/spip.php?article128

Partagez votre science :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 12
    Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

​En complément des articles, offrez-vous gratuitement l'ebook "Les 5​ clés scientifiques du bonheur" et découvrez comment transformer votre quotidien et vous épanouir.