“Émotion Wars”, tout savoir sur vos émotions – Épisode I : L’empire des Six

Transformez votre quotidien et accédez au bonheur scientifiquement prouvé

“Émotion Wars”, tout savoir sur vos émotions – Épisode I : L’empire des Six

émotions

Attention cet article pourrait changer votre quotidien !!! Ne le lisez pas !!!

Bonjour à toutes et tous et merci de consulter cet article.

Top générique

De nos jours, dans notre galaxie, sur notre bonne vielle terre…

Je ne sais par pour vous, mais moi ce démarrage à la Star Wars me file une pêche d’enfer ! Pas vous ?

Bon allez OK, j’arrête mes imbécilités…

Vous l’aurez certainement compris, dans cet article je vous propose de vous servir de guide dans l’univers immense et passionnant de nos émotions.

Avant d’entrer dans le vif du dur, une petite précision de bon aloi… il me faut vous livrer une énorme confidence. Voilà, au moment où j’écris ces quelques lignes d’introduction, je sais que cet article initie une série (ou devrais-je dire une saga), néanmoins, je n’ai absolument pas la moindre idée du nombre total d’articles que cette saga contiendra. Pour le dire d’une autre manière : “ 2 ou 3 trilogies y’aura-t-il ?  je ne sais pas”.

Alors, prêt à partir avec moi sur les traces de vos émotions afin de mieux les comprendre et apprendre à mieux les gérer et les utiliser ? Oui ? Coool !!!

Dans ce cas, il ne me reste plus qu’à vous inviter à monter dans ce destroyer stellaire qui est là. Il y a de la place à côté de R2D2. Installez-vous confortablement et profitez bien du voyage…

A quoi servent les émotions ?

Vous ne m’avez pas attendu pour le savoir, les émotions sont partout dans notre vie, elles sont en quelque sorte des compagnes habituelles de notre quotidien.

Certaines d’entre-elles nous paraissent positives car elles provoquent en nous des sensations, des états plutôt sympathiques et agréables. A contrario, d’autres, que l’on rencontre un peu trop souvent à notre goût, nous semblent carrément négatives car leur spécialité consiste à  nous plonger dans des dispositions pas cool du tout.

Les émotions, que nous les étiquetions comme positives ou négatives, sont toutes utiles à notre vie sur cette bonne vieille Terre…

Paul Ekman, un anthropologue et psychologue de l’université de Californie, qui fût l’un des premiers à avoir étudié les émotions selon un protocole scientifique nous dit en substance qu’elles sont là pour nous aider à affronter des situations et des tâches trop importantes pour être confiées au seul intellect…

Je laisse une petite minute à votre intellect histoire de lui permettre de reprendre son souffle… Et ben oui, vous imaginez le choc que représente pour lui les lignes qui précèdent : IL Y A DES SITUATIONS QUI LE DÉPASSENT !!! IL N’EST PAS TOUT PUISSANT !!! Dans une société comme la nôtre où il est habituellement mis sur un pied d’estal , vous comprenez bien que ce genre d’affirmation constitue une remise en question de taille pour lui… donc un peu de pitié.

C’est bon, il est revenu ? OK, voyons alors quelles sont ces situations trop complexes lui. Et bien un bon paquet en fait… Nouvelle pause… Par exemple : le danger, les pertes douloureuses, la persévérance en dépit des déconvenues, la fondation d’un couple, la création d’une famille… et j’en passe un bon paquet. En fait, lorsque l’on y regarde de plus près, l’essentiel de nos situations de vie sont d’une incroyable complexité, notre intellect a donc plutôt à se réjouir de disposer d’alliés fidèles que sont les émotions.

Pour résumé ce paragraphe qui est beaucoup trop long, nos  émotions sont comme des guides qui nous aident et nous préparent à agir d’une certaine manière dans les situations que nous rencontrons. Elles nous montrent en permanence ce qui est bon ou mauvais pour nous, ce vers quoi nous pouvons aller et ce vers quoi nous avons plutôt intérêt à nous éloigner.

Pourquoi nos émotions nous apparaissent-elles parfois comme des cailloux dans nos chaussures ?

Je sais ce que vous vous dîtes à ce stade, l’effet guide de nos émotions on le perçoit pas très clairement de prime abord. Je vous l’accorde, l’impression que nous font nos émotions relèvent plus souvent de la confusion ou du mal-être que de la guidance…

Afin d’éclairer ce point, il faut d’abord considérer que notre système émotionnel, tout comme notre système nerveux dans son ensemble ne date pas d’hier… C’est une machinerie hyper-perfectionnée qui s’est mise en place, affinée sur environ  60 000 générations d’humains (ah ouais quand même…)

Tout au long de ce temps, nos émotions nous ont permis ni plus, ni moins de survivre et d’évoluer. Alors déjà, j’ai envie de leur adresser un énorme spot de gratitude (Oui, ça va… c’est un peu gros… et ceux qui se disent qu’est ce qu’il va pas inventer pour placer un lien vers un autre de ses articles ont raison de poser la remarque… Et oui, je suis prêt à tout. Donc, si vous voulez en savoir plus sur la GRATITUDE vous êtes libre de cliquez ICI). Je reprends…

Le seul hic, c’est que notre évolution s’est tellement accélérée sur les 500 dernières générations (et ce d’une manière complètement dingue si l’on songe aux 5 dernières…) qu’aujourd’hui ça coince un peu. Pour quelles raisons me direz-vous ?

La principale d’entre elles tient au fait que nos réactions affectives ont pris forme sur une période où majoritairement les conditions de vie étaient sensiblement différentes de celles que nous connaissons à l’heure actuelle. Ces dernières étaient disons… un poil plus rudes, et, l’enjeu majeur de chaque jour pour un être humain a longtemps été, ni plus, ni moins que la survie. C’est qui n’est pas une mince affaire tout de même. Pour réaliser cette mission, il a fallu mettre en place un système extrêmement puissant.

Nos évolutions récentes qu’elles soient technologiques ou sociétales ont considérablement réduit les pressions à la survie pesant sur notre espèce (tout du moins dans nos sociétés). D’ailleurs, soyez honnêtes : cela fait combien de temps que vous ne vous êtes pas battus avec une bête sauvage pour trouver de la nourriture ou défendre votre vie ? C’était quand la dernière fois où vous avez fait face à une grande famine ? On est d’accord, ça date un peu.

Au final, nous nous retrouvons aujourd’hui avec un système au top pour assurer une chose importante (notre survie) dans un contexte dans laquelle cette dernière n’est que rarement réellement menacée. Certes, nous rencontrons bien des difficultés, des problèmes, nous ne pouvons le nier mais force est de constater que ces derniers mettent rarement notre vie en péril dans l’instant.

Que se passe-t-il alors ?

Et bien des aberrations ou des anomalies apparaissent. La plus grosse d’entre elles tient au fait que dans nos sociétés nos émotions ne sont plus reliées aux réactions physiques qu’elles sont normalement censées entrainer… Mais ceci est une histoire à part entière dans laquelle, c’est promis, nous reviendrons plus longuement ultérieurement… Le suspens est à son paroxysme.

En attendant de lever le voile, entrons un peu dans le moteur de notre système émotionnel et pour ce faire, laissez-moi vous présenter vos émotions de base…

Faites connaissance avec vos émotions et leurs rôles

Je ne vais pas vous mentir, il existe différentes façons (modèles ou perspectives diront les scientifiques) de décrire nos émotions et leur fonctionnement (d’ailleurs si le sujet vous intéresse vous ne tarderez pas à le découvrir par vous-même en navigant sur votre moteur de recherche favori…).

Comme il ne s’agit pas pour moi ici de me lancer dans une présentation exhaustive de tout cela ce qui s’avérerait, disons-le franchement, carrément imbuvable. Je fais le choix délibéré et assumé de vous présenter le modèle des 6 émotions de base de Ekman parce qu’il me paraît tout à fait pertinent et en plus plutôt parlant.

La peur ou “Attention au danger”

La peur, quoiqu’on en pense, est un allié précieux. Certains la surnomment également “l’instinct de survie”. En effet, c’est un véritable radar qui nous met en alerte lorsque nous percevons un danger, que celui-ci soit réel ou imaginaire. De nos jours, ce sont d’ailleurs nos peurs fantasmées qui nous posent le plus de difficultés (mais ceci est aussi autre histoire… c’est agaçant, hein…).

Au niveau de notre corps, la peur dirige le sang vers les muscles (comme les bras et les jambes) qui préparent à des actions de type fuite, combat ou immobilisation. C’est, en passant, ce qui génère le fait que notre visage pâlit quand on a peur.

Sous l’empire d’un état de peur (comme dirait la gendarmerie), le corps sécrète massivement des hormones qui mettent le corps en état d’alerte générale. Dès lors, notre rythme cardiaque s’accélère, nos muscles se contractent et notre attention se fixe sur la menace perçue ce qui est idéal pour décider quelle est la réaction la plus appropriée.

La colère ou “Préserve ton intégrité”

Au fond, la colère n’est rien d’autre qu’une réaction de protection. Ainsi, elle nous permet de préserver notre intégrité quand nous sentons que nos frontières ont été transgressées. Elle vient s’opposer à quelque chose qui a provoqué chez nous un sentiment d’injustice ou la perception d’une violation.

La colère a deux fonctions principales. D’abord, elle nous préparer à passer à l’action dans l’optique de réparer les blessures et les frustrations. Ensuite, elle nous permet de communiquer notre intention aux autres.

Si l’on regarde le mécanisme de la colère à l’aune de l’évolution, il est possible de dire qu’elle est là soit pour nous conduire au combat, soit pour rendre ce dernier inutile (puisque l’autre est intimidé).

Pour résumé les choses, la colère veut nous faire sortir de l’impuissance et nous amener à reprendre le contrôle.

Sur le plan physiologique, la colère dirige le flux sanguin vers les mains afin que l’individu puisse, par exemple s’emparer d’un objet ou frapper. Par ailleurs, lors d’une colère il y a une sécrétion massive d’adrénaline qui libère l’énergie nécessaire à une action vigoureuse.

La tristesse ou ”Un nouveau départ se prépare”

La tristesse est un lâcher-prise émotionnel, un relâchement se produisant suite à la perception d’une perte, d’un manque, d’une attente ou d’un souhait non satisfait.

Cette émotion, contre laquelle nous livrons souvent bataille parce que nous voulons être heureux, a pourtant 2 fonctions très importantes :

  1. Elle nous amène à nous retirer de l’action pour réfléchir et ainsi prendre conscience des conséquences engendrées par la situation que nous vivons pour la suite de notre vie.
  2. Elle attire sur nous l’attention, la sympathie et l’empathie des autres qui nous apportent ainsi plus facilement leur soutien et leur protection dans cette période de repli.

En somme, la tristesse est essentielle en ce sens qu’elle nous permet de réunir toutes les conditions nécessaires pour surmonter une situation difficile que nous rencontrons (une perte, un espoir déçu…) et nous projeter vers un nouveau départ. Ainsi, se couper de la peur, c’est empêcher ce travail de reconstruction et prendre le risque de rester en rade…

Sur le plan de la physiologie, la tristesse engendre un ralentissement du métabolisme provoquant une chute d’énergie et un manque d’enthousiasme.

La surprise ou “imprévu à surmonter en vue”

La surprise nous permet de faire face à un événement inattendu apportant des informations auxquelles on ne s’attendait pas et dans lequel il nous est impossible de mobiliser nos réponses habituelles.

En ce qui concerne nos réactions physiologiques en lien avec la surprise on note notamment :

  • Un haussement des sourcils visant à élargir le champ visuel et à accroître la quantité de lumière atteignant notre rétine. L’objectif de cette manœuvre est de nous permettre de disposer de davantage d’informations sur la situation rencontrée dans l’optique de mieux l’évaluer et d’élaborer en conséquence le meilleur plan d’action possible.
  • Une “vidange” des informations se trouvant en mémoire dans l’optique de disposer de toutes les ressources attentionnelles nécessaires pour traiter la situation inattendue. Ceci génère cette sensation d’esprit vide.

Le dégoût ou “mettre à distance ce qui est toxique”

Le dégout engendre chez nous un mouvement de répulsion et d’aversion pour quelque chose ou quelqu’un qui est nuisible pour nous.

A la base, la fonction du dégoût est d’abord de nous éviter l’empoisonnement alimentaire en nous empêchant l’ingestion d’aliments toxiques. Avec la socialisation, cette émotion  a vu sa fonction s’élargir en nous permettant de rejeter, d’éloigner de nous un comportement non éthique, tabou ou dégradant.

Physiologiquement, le dégoût provoque un retroussement de la lèvre supérieure sur les côtés et un léger plissement du nez. Il y a déjà fort longtemps, Darwin avait interprété ces signes comme une tentative de fermer les narines à une odeur désagréable ou de recracher un aliment toxique.

La joie ou “l’envie de partager”

D’aucun considère que la joie est notre émotion première et naturelle. La joie véritable est une émotion puissante qui inonde notre corps et notre cœur de manière spontanée.

La joie est une émotion particulière parce que, en l’état actuel des connaissances (ou devrais-je dire en l’état actuel de mes connaissances) elle ne semble pas revêtir de rôle particulier pour notre survie d’un point de vue purement évolutionniste.

En revanche, la joie apparait comme une sorte de récompense que nous obtenons dans certaines circonstance comme le désir, l’anticipation positive d’un événement ou encore la réussite de quelque chose. Son utilité est triple :

  • D’une part, elle nous incite à l’action et nous donne l’envie d’avancer et de réaliser.
  • D’autre part, elle nous amène à l’ouverture et au partage avec les autres.
  • Enfin elle inhibe les autres émotions négatives produisant ainsi un repos de l’organisme.

D’un point de vue physiologique, la joie s’accompagne de différentes manifestations comme le sourire, le corps dressé, souple, sautillant. Elle provoque la libération d’endorphine que l’on nomme aussi l’hormone du bonheur. Elle renforce également notre système immunitaire.

Application : Comment ressentez-vous ?

L’objectif de cette application est de vous permettre de prendre conscience des émotions que vous vivez au quotidien. Cela vous aidera à améliorer votre intelligence émotionnelle (mais cela aussi nous en reparlerons plus tard… faites-moi confiance)

Prenez un temps avec vous même pour répondre aux questions suivantes :

  • Quels sont chez moi les déclencheurs de chacune des émotions de base ?
  • Que ressentez-vous dans votre corps lorsque vous éprouvez chacune des émotions de base ?
  • Comment, pour chacune des émotions de base, exprimez vous ce que vous ressentez ?
  • La dernière fois que vous avez éprouvé de la peur, de la tristesse, de la colère, du dégoût et de la surprise qu’avez-vous fait pour provoquer un changement ?
  • Avez qui avez-vous partagé votre joie la dernière fois que vous en avez éprouvé ?
  • Qu’est ce que les réponses à ces questions vous apprennent sur vous ?

Bonne introspection.

Voilà, j’en arrive au terme de cet article. Je vous laisse vous familiarisez avec ces 6 émotions…

Un grand merci à vous de m’avoir lu et rendez-vous pour l’Épisode 2 de la saga “Émotion Wars”. Vous en apprendrez plus sur le fonctionnement concret de votre cerveau quand il est ému…

Vous êtes libre de laisser vos impressions sur cet article dans les commentaires.

Avant de partir, allez jetez un œil sur la vidéo qui suit. A très vite.

 

Biblio…

Goleman, D., & Piélat, T. (2003). L’intelligence émotionnelle: accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle. J’ai lu.

Couzon, E., & Dorn, F. (2007). Les émotions: développer son intelligence émotionnelle. ESF.

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