“Emotion Wars”, tout savoir sur vos émotions–Episode 3 : Les 5 forces du “jedi émotionnel”

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“Emotion Wars”, tout savoir sur vos émotions–Episode 3 : Les 5 forces du “jedi émotionnel”

émotion

Attention cet article pourrait changer votre quotidien !!! Ne le lisez pas !!!

Bonjour à toutes et tous et merci de consulter cet article.

Top générique

De nos jours, dans notre galaxie, sur notre bonne vielle terre…

Précédemment dans “Emotion Wars Saga” :

  • Dans l’EPISODE 1, nous avons fait connaissance avec les 6 émotions de base qui constituent notre palette émotionnelle.

  • Dans l’EPISODE 2, vous avez pu découvrir comment vos émotions avaient la faculté de court-circuiter votre raison et surtout comment reprendre le contrôle de votre cerveau via la relaxation et la méditation.

  • And now ! Dans l’EPISODE 3, je vous propose de vous initier aux forces du “jedi émotionnel”.

– Du quoi ?

– Du “jedi émotionnel”, vous avez bien lu !!! C’est le petit nom que je donne aux personnes qui connaissent et maîrisent l’intelligence émotionnelle…

Prêt pour l’initiation ? Alors installez-vous confortablement et gardez tout de même vos sabres laser à portée de paluche… On n’est jamais trop prudent…

Les émotions et l’intelligence sont liées

Avant d’évoquer avec vous les forces et les capacités du “jedi émotionnel”, je vous propose de faire un petit crochet en vous parlant de l’intelligence et du lien étroit que cette dernière entretient avec les émotions.

L’idée que l’intelligence humaine est multiple est largement acquise au grand public. A juste titre d’ailleurs, puisque c’est ce que les recherches et les travaux mettent en avant. Ainsi, à ce jour, les psychologues, neuroscientifiques et autres scientifiques du même acabit mettent en exergue 8 à 9 formes d’intelligence.

Pour en citer quelques-unes, il y a l’intelligence linguistique qui se réfère au langage, l’intelligence logico-mathématique en lien avec la logique et l’analyse, l’intelligence visuo-spatiale qui permet de se faire une représentation mentale du monde qui nous entoure ou encore l’intelligence musicale qui se rapporte au fait de distinguer les subtilités de la musique…

Je m’arrête là car sur les formes d’intelligence, il y aurait matière à écrire un, voire plusieurs articles… Eh, mais c’est une idée !!! Je la note dans un coin de ma petite caboche.

Je reviens à mes moutons. Toutes ces formes d’intelligence sont liées, d’une manière ou d’une autre, à 2 processus fondamentaux que je résume à l’aide de la phrase suivante : Apprendre pour agir de manière adaptée.

Ainsi, il me semble “qu’être intelligent” c’est pouvoir apprendre, mémoriser, retenir de l’information dans l’optique de prendre des décisions et de produire des actions adéquates dans un environnement donné. Bon je l’avoue, il s’agit là d’une définition plus ou moins personnelle de la chose… Mais bon, il faut bien de mouiller de temps à autre.

Comme vous le savez déjà (puisqu’en personne consciencieuse que vous êtes, vous ne vous êtes certainement pas autorisé à lire l’épisode 3 de cette saga sur les émotions avant l’épisode 2 et encore moins sans avoir lu l’épisode 1. Si ? Non pas vous !!! Ma déception est immense, moi qui vous mettais sur un piédestal… accordez-moi quelques minutes pour reprendre mes esprits. Merci. Ma mansuétude n’ayant d’égal que ma modestie, je vous accorde le droit d’aller jeter un œil à ces articles en suivant les liens suivants : EPISODE 1 : L’EMPIRE DES SIX & EPISODE 2 : VOTRE CERVEAU CONTRE-ATTAQUE)… euh qu’est-ce que je disais déjà ?

Cette parenthèse étant inconsidérablement trop longue, et ayant par conséquent perdu l’ensemble des lecteurs et lectrices, je me vois dans l’obligation de reprendre ma phrase initiale.

Je disais donc, comme vous le savez déjà, les émotions sont elles aussi en lien avec ces mêmes processus que sont la mémorisation et l’action. Il y a donc un lien direct entre la bonne gestion de ses émotions et le bon fonctionnement de ses différentes formes d’intelligence. En gros, un déficit du côté de la gestion de vos émotions et vos capacités d’apprentissage et d’action vont en prendre un coup…

J’en veux pour preuve la petite histoire vraie suivante qui illustre le rôle des émotions dans la prise de décision.

Elliot est un jeune avocat d’affaires brillant qui, malheureusement, est atteint d’une tumeur au cerveau. Il subit une opération qui permet de la lui retirer mais qui, pour ce  faire, nécessite de couper les liaisons nerveuses existantes entre son amygdale et son néocortex qui sont respectivement le siège des émotions et le siège du raisonnement. Le dialogue entre ses émotions et ses facultés cognitives supérieures est donc rompu.

Après l’intervention, Elliott se rétablit bien et est en mesure de reprendre ses activités et sa vie normalement. Seulement il y a un hic puisque bien que ses facultés intellectuelles soient restées identiques, il est maintenant incapable de prendre la moindre décision, même la plus anodine. Il n’est donc plus en capacité d’agir. Pour illustrer les choses, il n’arrive pas à fixer l’heure de ses rendez-vous avec son neurologue.

Ce dernier décrit comment les choses se passent : “Elliott dressait la liste des avantages et des inconvénients de chacune des options qui lui étaient proposées mais n’était pas en mesure de sentir quel horaire était le mieux pour lui”.

Cet exemple, montre bien que sans accès à nos émotions, même avec des facultés cognitives intactes, la vie devient nettement plus complexe en raison du fait que nous ne sommes plus en mesure de ressentir ce qui est le plus adapté pour nous. C’est en fait ce que certains appellent l’intuition qui se joue dans ce lien entre émotion et raisonnement intellectuel.

Le QI est une seule facette de la force

Pour enfoncer un peu plus le clou de l’importance d’une bonne gestion émotionnelle dans la vie. J’aimerais évoquer avec vous la question du QI.

Ca vous parle le QI ? J’imagine que oui.  Si ce n’est pas le cas, rien de grave…

Rapidement, le Qi fait référence au Quotient Intellectuel. Il mesure ce que les psychologues appellent les aptitudes cognitives ou encore l’intelligence logique, c’est à dire vos capacités à raisonner, planifer, penser, déduire, comprendre des idées complexes… et j’en passe.

Pendant longtemps, le QI a été considéré comme le must de la mesure de l’intelligence et, de ce fait, comme un bon prédicteur de la réussite dans la vie.

Loin de moi l’idée d’attaquer cet indicateur qui mesure des formes réelles d’intelligence  et qui a, par conséquent, une utilité indéniable. Néanmoins, les recherches menées dans différentes disciplines allant de la psychologie aux sciences de l’éducation amènent aujourd’hui à relativiser le poids du QI dans la prédiction de la réussite des individus dans leur life.

Ainsi, une étude menée par George Vaillant, un psychiatre américain de Harvard, a permis de retracer la carrière de 90 étudiants de l’université, il a constaté que ceux qui avaient le plus haut niveau de QI et les meilleurs résultats aux examens n’avaient pas mieux réussi que les autres en termes de revenu ou de statut professionnel. Ces derniers n’étaient pas non plus, plus heureux dans leur vie privée.

Un autre projet, mené cette fois-ci dans l’Illinois (toujours aux U.S.A donc… ), a suivi 81 majors et seconds de promotion d’un collège dans leurs évolutions. Les résultats ont mis en exergue le fait que bien que ces personnes ont continué à obtenir d’excellents résultats à l’université, celles-ci, à l’approche de la trentaine n’avaient pas mieux réussis que la moyenne de leurs pairs. Dix ans après, le constat était que 1 sur 4 seulement se trouvait dans le peloton de tête de leur profession, et nombre d’entre eux s’en tiraient incomparablement moins bien que les autres.

Ces recherches (et d’autres évidemment), mettent en relief d’autres facteurs qui semblent jouer un rôle au moins aussi important, voire supérieur au QI dans la réussite.

Lesquels ?  Eh bien, ressortent pêle-mêle : l’empathie, l’aptitude à se motiver, la capacité à conserver une humeur égale et à ne pas se laisser dominer par ses émotions négatives ou encore le fait de se montrer optimiste et d’espérer, pour en citer quelques-uns. Autant d’éléments constitutifs de l’intelligence émotionnelle, cette force que maîtrisent les “jedi émotionnel” et dont je vais vous dévoiler les secrets dès maintenant…

Les 5 forces du jedi émotionnel

Force 1 : La conscience de ses émotions

Cette première force est le fondement de l’intelligence émotionnelle, elle est le socle sur lequel repose les 4 autres forces qui suivent.

La conscience de ses émotions renvoie au fait de pouvoir identifier ses propres émotions et de les comprendre.

Ainsi, tout bon “jedi émotionnel” qui se respecte est en mesure de détecter, de nommer et d’exprimer ses propres ressentis dès leurs premières manifestations. Par conséquent, il n’est pas sous le contrôle de ses émotions puisqu’en en ayant conscience, il s’offre un choix de taille : leur donner libre cours ou s’en affranchir.

Force 2 : La maîtrise de ses émotions

Comme je l’évoquais à l’instant, la lucidité à propos de vos états internes vous ouvre la voie de leur maîtrise.

Cette deuxième force est la clé de l’efficacité du “jedi émotionnel”

Comment s’y prend-il pour maîtriser son gros paquet d’émotion ? Eh bien, en faisant intervenir son raisonnement et son intelligence dans ce qu’il ressent, c’est à dire en analysant ses ressentis.

A quoi cela lui sert-il ? En gros, à avoir du pouvoir sur ses ressentis et à se départir de ses émotions négatives, comme la colère, la peur ou encore la tristesse et de la même manière à être en capacité de diriger son attention vers des émotions positives.

Attention, la maîtrise des émotions ne signifie aucunement mettre à la porte ses émotions négatives pour ne plus les éprouver.

Non, non, non… Cela serait une grave erreur car, bien que négatives et pas toujours très sympa à vivre, les émotions négatives ont toutes une utilité.

En fait, l’idée est plutôt de sortir de la lutte permanente avec les aspects pénibles des émotions pour ne plus être l’esclave de la peur, de la colère ou encore de la tristesse et surmonter plus facilement et plus confortablement les contrariétés de la vie.

Force 3 : La capacité de se motiver

Voilà une force qu’elle est intéressante : être en mesure de se motiver soi-même en toutes circonstances. Ne plus procrastiner sur les projets que l’on aimerait pourtant réaliser et par conséquent accéder à l’accomplissement personnel.

Concrètement, la capacité de se motiver renvoie à deux éléments :

  1. La capacité à supporter la frustration et à remettre à plus tard la satisfaction de ses désirs, ce qui n’est pas une mince affaire…

  2. La capacité à avoir confiance dans l’avenir et à se montrer optimiste (sujet que j’ai abordé dans l’article que vous êtes libre d’aller voir ICI), ce qui ne se fait pas non plus d’un claquement de doigts…

Le “jedi émotionnel” qui a la maîtrise de cette force d’automotivation persévère plus longtemps, même dans des pratiques difficiles, et par conséquent atteint les objectifs qu’il se fixe.

Avant de passer à la force 4 (qui pour les plus anciens se réfèrent à une marque de panaché, là c’est le must du ringard), j’aimerais vous parler d’une petite étude à la fois amusante et cruelle à propos de la capacité à supporter la frustration.

C’est une expérience menée avec des enfants de 4 ans… On y va ?

Donc, prenez des enfants de 4 ans, placez-les dans une salle et faites leur la proposition suivante : “Sur la table devant toi, il y a un bonbon, tu peux l’avoir tout de suite. Si tu patientes pour le prendre le temps que j’aille faire une course, je te donnerais 2 bonbons à mon retour”. Quand je vous disais que c’était cruel…

Ce qui se passe ensuite est intéressant. Il ressort que les enfants qui ont été capable de résister à la frustration (en se cachant les yeux, en mettant leur tête sous leur bras, en essayant de dormir ou encore en se parlant à eux-mêmes) était ceux qui 14 ans plus tard (oui car en plus on a suivi ces enfants pendant toute leur scolarité) étaient devenus des  adolescents globalement plus sûrs d’eux, connaissant moins le doute et la peur de l’échec, conservant mieux leur sang-froid, acceptant les défis et s’efforçant d’en venir à bout, prenant des initiatives et se lançant des projets (je crois que je n’ai jamais écrit autant de participe présent dans une phrase…).

En revanche, les enfants “impulsifs” (1/3 environ), toujours 14 ans plus tard, semblaient plus perturbés, avaient plus tendance à éviter le contact avec autrui, étaient plus tétus et indécis, avaient plus souvent une mauvaise image d’eux-mêmes et de leurs capacités et étaient plus facilement paralysés en cas de tension.

Nous parlions du QI plus haut dans cet article, eh bien figurez-vous que ce test des bonbons prédit deux fois mieux que le QI les probabilités d’entrée dans l’enseignement supérieur.

La capacité de surmonter la frustration semble donc une compétence clé à encourager chez les enfants.

Force 4 : La perception des émotions d’autrui

Cette force, que certains considèrent comme la capacité d’empathie, permet au “jedi émotionnel” de se brancher sur les besoins et désirs des autres, ce qui lui confère un avantage indéniable dans ses relations sociales.

Typiquement, une personne qui ne maîtrise pas cette force va être de celle qui ne sent pas si ce qu’elle dit intéresse ou non son interlocuteur. Dès lors, pendant une conversation, l’autre peut lui renvoyer des signes manifestes de manque d’intérêt (bâillements, regard fuyant…) voir d’agacement (agitations) qu’elle n’est pas en mesure de décrypter. Elle continue donc sur sa lancée ce qui a le dont de littéralement “saouler” l’autre… Je suis sûr que vous avez dans votre entourage des personnes de ce type. Rassurez-vous, je ne demande pas de balancer…

Concrètement, sur quoi repose cette force ? Essentiellement sur la capacité à être conscient des signes non-verbaux envoyés par notre interlocuteur dans la communication. Ces signaux se rapportent aux gestes, expressions du visage, intonation de la voix…

Allez, je ne résiste pas au fait de vous évoquer une autre petite expérience concernant des enfants qui illustre ce qu’apporte cette force d’empathie.

Des chercheurs ont testés 1011 enfants sur leur aptitude à déchiffrer les sentiments des autres. Eh bien croyez-moi, croyez moi pas (c’est pas très français), les plus doués étaient les plus aimés dans leur école et les plus stables psychologiquement.

Force 5 : La maîtrise des relations avec autrui

Cette force est l’accomplissement du “jedi émotionnel”, elle se rapporte à sa capacité à être en mesure d’influencer l’autre émotionnellement… Oui c’est possible !

Pour y parvenir, il s’agit de pratiquer la synchronisation consciente. Qu’est-ce que c’est que ça ?

C’est la faculté de repérer chez l’autre les signaux révélateurs de ses états internes (comme dans la force 4) pour s’accorder à lui (c’est à dire en quelque sorte à le mimer) et faire passer par la suite l’émotion que l’on souhaite faire naître chez son interlocuteur. Vous êtes toujours là ?

L’objectif de cette démarche est d’amener la personne que vous avez en face de vous à changer d’état émotionnel en la guidant vers des sentiments plus positifs cela va s’en dire. Un peu d’intégrité tout de même (je ne tiens pas à ce que vous passiez du côté obscur).

J’ai bien conscience que cette force n’est pas la plus limpide à comprendre et qu’elle peut vous paraitre inaccessible. Sachez cependant que c’est une faculté naturelle que nous exerçons toutes et tous de manière inconsciente au quotidien.

Ainsi, des études montrent que lorsque nous voyons un visage en colère ou encore souriant, de légers mouvements de nos muscles faciaux, invisibles à l’œil nu, mais tout à fait repérables avec la technologie actuelle, montrent que nous tendons à adopter une expression similaire.

Ainsi, notre cerveau cherche de lui même à se brancher sur l’autre pour faciliter la communication.

Voilà, j’en arrive au terme de cet article. Je vous laisse vous imprégnez de la force du “jedi émotionnel”

Un grand merci à vous de m’avoir lu et rendez-vous pour l’Épisode 4 de la saga “Émotion Wars”. Je vous y présenterais des applications concrètes vous permettant de devenir un vrai maître jedi des émotions.

Vous êtes libre de laisser vos impressions sur cet article dans les commentaires.

Biblio…

Goleman, D., & Piélat, T. (2003). L’intelligence émotionnelle: accepter ses émotions pour développer une intelligence nouvelle. J’ai lu.

Couzon, E., & Dorn, F. (2007). Les émotions: développer son intelligence émotionnelle. ESF.

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