La science peut prédire une rupture de couple à 91%

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La science peut prédire une rupture de couple à 91%

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AVERTISSEMENT, cet article pourrait changer votre quotidien !

Ne le lisez surtout pas !

A brûle-pourpoint, laissez-moi vous annoncer que chaque année, rien qu’en France, 1 union sur 2 se solde par une séparation. Ce chiffre, qui je l’avoue place la suite de cet article sous de funestes auspices, m’interroge toujours. Et, le point central de ce qui me taraude à propos des unions qui s’effondrent peut se formuler ainsi : Qu’est-ce qui fait que tant et tant de personnes s’engageant avec sincérité et amour dans une relation ne parviennent pas éviter le piège de la rupture ? Bien entendu, je ne nie aucunement que dans certains cas les personnes n’étaient manifestement pas faites pour vivre ensemble. Mais tout de même, je me refuse à croire que le simple paramètre “partenaires incompatibles” soit à l’origine de cette moitié d’échec.

Pour mieux comprendre le sujet, je me suis une fois de plus tourné vers notre bonne vieille science. Car oui, et même si cela peut vous étonner, il y a bel et bien des chercheurs qui, de part le monde, s’intéressent au couple et à son fonctionnement. Oui, il y des couples qui se laissent observer en laboratoire (parfois pendant des semaines) pour les besoins de la science. Et d’ailleurs, il y a même une équipe de recherche, menée par le professeur de psychologie John M. GOTTMAN, basée aux U.S.A en capacité de prédire avec un taux de 91% la séparation d’un couple en se basant sur la manière dont les partenaires communiquent ensembles.

Vous voulez en savoir plus ? Rien de plus simple, il vous suffit de vous engager avec vaillance dans la lecture de ce qui suit…

Les couples heureux ne sont pas des modèles de perfection

Les premiers enseignements des recherches menées dans le champ du couple sont plutôt rassurants. En effet, un couple qui fonctionne bien, c’est-à-dire dans lequel chacun des partenaires se sent satisfait et épanoui, n’est pas caractérisé par des personnes :

  • Plus intelligentes ou plus stables psychologiquement que la moyenne ;
  • Plus fortunées que la moyenne ;
  • Ou encore, particulièrement proches dans leurs caractères, leurs centres d’intérêts ou encore leurs valeurs familiales.

De plus, il ressort des observations réalisées que les couples qui perdurent se frittent tout autant que les autres  à propos de sujets comme : les tâches ménagères, le travail, les enfants, la belle famille, le sexe… (je vous laisse poursuivre la liste à votre guise). Et, puisque l’on est sur le sujet des conflits, les unions réussies ne sont pas non plus le résultat d’une capacité supérieure de ses membres à résoudre effacement les tensions qu’ils rencontrent.

Dit d’une autre manière, ces couples heureux ne sont pas nécessairement composés d’être lisses et calmes, en mesure d’exprimer clairement leur point de vue sans s’énerver, sans remettre en cause l’autre et, pouvant entendre un point de vue divergent du leur en toute équanimité.

Les indices d’une bonne dispute

Si comme je viens de le mentionner, il apparaît aux scientifiques que la quantité de “frittages” n’est pas le signe d’une rupture en préparation, il s’avère que le paramètre à regarder soit plutôt la manière dont les prises de bec s’opèrent.

Voyons ensemble quels sont les indices d’une dispute permettant de prédire à 91% la rupture d’un couple.

Indice 1 : La critique

Je suis au regret de vous annoncer que nul n’est parfait et en capacité d’assurer tout le temps dans tous les domaines (Prenez quelques instants pour vous remettre de cette annonce tonitruante…). Par conséquent, il est normal (et même inévitable), dans un couple, d’émettre à l’occasion quelques reproches à l’encontre de la personne qui nous accompagne.

Ceci étant posé sur la table, là où la distinction se fait entre un couple voué au succès et un autre voué à l’échec c’est dans la forme que prennent ces reproches. Je m’explique.

Dans les couples qui durent, les reproches sont de l’ordre du “grief”, c’est-à-dire qu’ils concernent un comportement spécifique. A contrario, dans les couples malheureux ce sont plutôt des reproches habillés en “critique” représentant une attaque en règle de la personne.

C’est clair ? Bon d’accord, je veux bien vous céder un petit exemple pour illustrer le propos…

Imaginez un couple posté devant un frigo désespérément vide.

Dans une version heureuse, l’un s’adresse à l’autre en ces termes : “Il n’y a plus rien à manger. Pourquoi n’as tu pas fais les courses ?”. Il s’agit d’un grief et la personne peut comprendre que le problème vient ce qu’elle a fait (ou pas fait).

Dans une version plus inquiétante, l’entame de l’échange prendrait la forme suivante : “Il n’y plus rien à manger. Qu’est-ce que tu as dans la tête à n’avoir pas fait les courses ? Tu ne penses jamais à rien de toute façon…”. Là, nous sommes en présence d’une très belle critique terriblement efficace. Ici, l’idée sous-jacente est autre et la personne qui reçoit le message en déduit que le problème c’est elle.

A ce stade, je vous laisse entrevoir les réactions différentes que peuvent susciter le grief et la critique chez celui ou celle qui en est le ou la destinataire.

Indice 2 : Le mépris

Le mépris est l’ingrédient essentiel d’une relation de couple qui sombre. Ainsi, dès que les moqueries et autres ricanements s’invitent dans une dispute , parfois très subtilement, il est statistiquement très peu probable que celle-ci puisse se solder par une issue favorable. Et d’ailleurs cela semble assez logique puisque derrière toutes les manifestations de mépris se cachent une forme de dégoût et/ou d’indifférence pour le partenaire. Allez un petit exemple pour la forme… enfin, si vous êtes apte à le comprendre (ricanement méprisant)…

Notre couple est toujours posté devant le frigidaire :

– Il n’y a plus rien dans le frigo. Pourquoi n’as-tu pas fais les courses ?

– Je n’ai pas eu le temps, ma réunion de ce soir s’est éternisée.

– De toute façon tu as toujours une bonne excuse à fournir (mépris). Je ne peux jamais compter sur toi, je le sais (critique). Si je n’étais pas là, rien ne tiendrais debout dans cette maison… (mépris)

Je préfère stopper là avant que l’échange ne parte complètement en vrille.

A la lueur de ce début de dialogue prometteur, nous voyons bien que ce qui se joue dans la présence du mépris c’est un message du style : “Je suis supérieur à toi, ton avis n’a que peu (voir pas) de valeur pour moi…”. Difficile de rebondir derrière cela. De plus, et pour préciser les choses, il est à noter que le mépris est bien souvent le fruit de multiples conflits non résolus et de longues ruminations de sentiments négatifs à l’égard du conjoint (en un seul mot).

Indice 3 : L’attitude défensive

Ce troisième paramètre est en fait la résultante directe des deux premiers. Ainsi, lorsque les critiques et le mépris sont de la partie, le partenaire qui se sent agressé aura une tendance dans un premier temps à chercher à se défendre. Même si cela parait légitime de prime abord, cette attitude défensive se fera généralement sur le mode de l’attaque déguisée signifiant grosso modo : “Tu dis que le problème c’est moi, mais moi je dis que cela vient de toi…”. Bonjour, les dégâts car au final l’attitude défensive ne fait qu’engendrer l’escalade du conflit…

Revenons à notre histoire de provisions réfrigérées :

– Il n’y a plus rien dans le frigo. Pourquoi n’as-tu pas fais les courses ?

– Je n’ai pas eu le temps, ma réunion de ce soir s’est éternisée.

– De toute façon, je ne peux jamais rien te demander. Je ne peux pas compter sur toi (critique). Mais bon, ça je le sais depuis longtemps (mépris)

– Tu dis de moi, mais toi pourquoi n’as-tu pas pensé à ce que l’on allait manger. Je ne suis pas seul à vivre dans cette maison après tout (attitude défensive)

Vous sentez le truc s’installer… c’est cool hein ?

Indice 4 : La dérobade

La dérobade renvoie au fait que dans les coupes sujets aux disputes truffées de critiques, de mépris et d’attitudes défensives, il arrive souvent que l’un des partenaires finisse par décrocher. Pour le dire autrement, il lâche l’affaire.

Ainsi, dans un échange normal, celui qui écoute l’autre parler renvoie en continu des signes disant qu’il est attentif à ce qui est dit : il soutient son regard, hoche la tête et émet des “oui, oui…” ou des “humhum…”. A contrario, au cours d’une dérobade, la personne qui écoute ne renvoie plus rien. Elle regarde ailleurs, fixe ses pieds, se mure dans le silence, renvoyant à l’autre un message pouvant être interprété comme “Ce que tu me dis m’est complètement égal”, voir “Tu m’es complètement égal”. Là aussi, je laisse à votre appréciation l’effet de ce genre d’attitude.

Indice 5 : L’échec des tentatives de rapprochement

Ce que les psychologues appellent “tentatives de rapprochement” renvoient aux actions réalisées par l’un ou l’autre des partenaires pour, dans une dispute, désamorcer la tension émotionnelle. Les observations réalisées en laboratoire montrent que ces tentatives de rapprochement, lorsqu’elles aboutissent, sont en mesure de mettre fin à une dispute et même de sauver une relation dans le temps. Voyons à quoi cela peut ressembler…

– Il n’y a plus rien dans le frigo. Pourquoi n’as-tu pas fais les courses ?

– Je n’ai pas eu le temps, ma réunion de ce soir s’est éternisée.

– De toute façon, je ne peux jamais rien te demander. Je ne peux pas compter sur toi (critique). Mais bon, ça je le sais depuis longtemps (mépris)

– Tu dis de moi, mais toi pourquoi n’as-tu pas pensé à ce que l’on allait manger. Je ne suis pas seul à vivre dans cette maison après tout, tu n’es pas mieux que moi (attitude défensive)

– Ok… eh bien je vais me charger de tout à partir de maintenant puisque tu ne veux rien prendre en charge et que tu ne penses qu’à toi.

– Bien, je pense que là on n’a fait le tour de la question et… je ne vois plus qu’une chose à dire (Tirage de langue en règle…)

Vous voyez la mécanique ?

A propos de l’importance des tentatives de rapprochement, il me semble bon de porter à votre connaissance les résultats d’une étude en particulier. Celle-ci, portant sur des couples jeunes mariés, a mis en avant que 84% de ceux qui avaient un score élevé sur les indices 1 à 4 (mépris, critique, dérobade et attitude défensive) mais qui arrivaient à se rapprocher efficacement étaient toujours heureux et ensembles 6 ans après.

Alors, la prochaine fois que vous vous disputerez pensez à cette petite réaction qui pourrait sauver votre couple…

Indice 6 : Les mauvais souvenirs

Un autre processus à l’œuvre dans les couples en péril consiste dans la réécriture négative du passé commun. Ainsi, il est observé que les couples malheureux se remémorent leurs souvenirs en se focalisant de plus en plus sur ce qui s’est mal passé. Dès lors, ce ne sont plus seulement le présent et le futur qui sont incertains, c’est aussi le passé qui se détériore.

Une petite illustration. Prenez deux partenaires racontant à un ami leur cérémonie de mariage.

Dans une version heureuse, ils mettront en avant la présence de pratiquement toutes leurs familles et amis, le fait que le prêtre était marrant même s’il est arrivé en retard à l’office et, enfin, que les repas a été très animé même si le traiteur avait oublié la décoration de la pièce montée.

Dans une version moins idyllique, ils parleront plus volontiers du fait que certaines personnes de la famille ne sont pas venues, que le prêtre n’a même pas été capable d’arriver à l’heure et qu’en plus son humour était naze et, enfin, que le traiteur avait oublié la décoration de la pièce montée.

Pour conclure, il est à noter que ce sixième indice peut aussi prendre la forme d’une amnésie du passé commun. Un peu comme si ce dernier était devenu si négligeable ou douloureux que la meilleur option restait encore de l’effacer de sa mémoire.

Indice 7 : Le démarrage brutal

J’en arrive maintenant au dernier élément, il s’agit du démarrage brutal. Il renvoie simplement au fait que plus les indices précédents arrivent rapidement dans une discussion portant sur un désaccord et plus le couple est en danger. Pour vous donner une idée de l’ampleur du phénomène, les scientifiques ont mis en exergue que si l’ensemble des indices arrivent dans les 3 premières minutes de l’échange, cela permettait de prédire l’échec d’une relation à 96%… Je vous laisse méditer là dessus.

Sauver son couple

A ce stade de votre lecture, peut-être décelez-vous quelques matières à vous inquiéter à propos de la bonne santé de votre couple ? Si c’est le cas, j’en appelle tout de suite à votre modération puisque, en matière de couple comme partout ailleurs, la perfection n’est pas de ce monde.

Ainsi, il se peut très bien que vous vous disiez que les indices présentés dans cet article sont présents chez vous et que dans le même temps vous ayez mis en place d’autres éléments permettant à votre relation de traverser le temps en vous apportant, à vous et votre compagne/compagnon, de l’épanouissement.

Ainsi, et pour découvrir l’autre face de la pièce, je vous invite à cliquer sur le lien qui suit :  5 choses que font les couples qui fonctionnent.

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Je vous souhaite une belle transformation en compagnie des sciences.

Mes références et sources d’inspiration…

Gottman, J. M., Silver, N., & Beaulieu, D. (2000). Les couples heureux ont leurs secrets: les sept lois de la réussite. JC Lattès.

Se procurer le livre via les libraires

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