Libérez-vous de vos décisions !!!

Transformez votre quotidien et accédez au bonheur scientifiquement prouvé

Libérez-vous de vos décisions !!!

Libérez-vous de vos décisions

Attention cet article pourrait changer votre quotidien !!! Ne le lisez pas !!!

Bonjour à toutes et tous et merci de consulter cet article.

Je suis tout à fait conscient que ce titre “Libérez-vous de vos décisions” a de quoi vous laissez dubitatif. Je me figure d’ailleurs très bien quelques réactions que ce dernier est susceptible de faire surgir en vous :

  • Me libérez de mes décisions ! Mais pourquoi diantre ? (Oui, dans mon imaginaire vous parlez tous comme ça !)
  • Serais-je pris dans un piège à chaque fois que je prends une décision ? Et si oui, comment cela se fait-il que je n’entende parler de cela que maintenant ?
  • Euuuuuuuh, oui mais encore ?

Avant d’aller plus loin, laissez moi vous poser une question. C’est vrai quoi ! Moi aussi j’en ai le droit !!!

Ne vous est-il jamais arrivé, ô grand jamais, de prendre une décision, a priori librement, et de ne pas être en mesure de vous désengager de celle-ci ?

Un exemple au hasard !

En ce dimanche soir, vous sentez que vous avez besoin d’un moment “rien que pour vous” avant de reprendre, dès demain à la première heure, la frénésie de vos activités.

Votre décision est prise vous allez vous faire une toile. Ni une, ni deux vous attrapez votre smartphone et consultez les films à l’affiche de votre cinéma préféré. Au premier abord, le programme vous laisse perplexe. Vous n’avez entendu parler d’aucun des films et ce n’est qu’après quelques minutes d’une recherche acharnée que vous repérez finalement un film qui aborde la vie d’un peintre dont vous avez justement entendu parler pour la première fois la semaine dernière.

La séance est dans 30 minutes. Vous enfilez vos chaussures, passez une veste et vous mettez en route.

Une fois votre billet acheté, vous vous installez en vous disant à vous-même que décidément la place n’est pas donnée.

Au bout de quinze minutes de visionnage, il vous faut bien vous rendre à l’évidence, ce film est lamentable : la musique est inaudible, les acteurs sont mauvais et le scénario est pourrait-on dire inexistant. En somme, au regard de la durée du film annoncée, vous en avez encore pour 2h d’ennui mortel…

Bien logiquement, vous commencez à envisager la possibilité de partir… Mais bon, vous vous dîtes que d’ici quelques minutes le film va à coup sûr se reprendre, l’action s’installer et le scénario gagner en consistance. En outre, vous avez payez chère votre place et ce prix justifie bien de rester encore un peu.

Au final, et après de multiples tergiversations, vous restez jusqu’à la fin du film bien que celle-ci ce soit avérée encore plus décevante que le début.

Alors cette situation sent-elle le vécu ?

SI c’est le cas, bienvenue au club des “pris au piège de leurs décisions”. Cependant, ne culpabilisez pas puisque chacun d’entre nous, à un moment ou à un autre de son existence en fait partie. S’il y avait une cotisation ce club serait riche à millions.

Songez par exemple à tous ces étudiants qui dès la première année s’aperçoivent de leur erreur d’orientation mais qui pourtant poursuivent leur formation parce qu’ils ont commencés. Songez aussi à tous ces couples qui restent ensemble pour ne pas remettre en cause leurs engagements antérieurs ?

Comment se fait-il que nous nous laissions prendre aux pièges des décisions que nous prenons ? C’est ce que je m’en vais vous narrez dans la suite de cet article.

Comment nos décisions nous piègent ?

Le principe d’adhérence à nos décisions

Tout d’abord sachez que lorsque vous prenez une décision, votre cerveau se fixe un objectif suprême : maintenir la stabilité et la cohérence dans le système que vous constituez.

De ce fait, il mettra tout en œuvre pour que votre décision, vos pensées et vos comportements soient en accord.

Ainsi, si l’on reprend l’exemple du cinéma, à partir du moment où quelqu’un prend la décision d’aller voir un film, il va inconsciemment mettre tout en œuvre pour que cela soit effectivement le cas.

En somme, notre cerveau adhère à nos décisions et cherche par tous les moyens à s’y conformer. C’est ce que les chercheurs appellent le principe d’adhérence à nos décisions.

A ce moment, je sais ce que vous allez me dire : voilà une manière de fonctionner qui semble plutôt saine et heureuse. Et je ne vais pas vous contredire, car en effet, à quoi ressemblerait notre vie et le monde dans lequel nous vivons si tout le monde décidait quelque chose à un moment et puis l’instant d’après ferait autre chose selon le sens du vent ?  Tout ne serait que chaos et instabilité.

Si cela est une évidence, il est une situation précise dans laquelle ce processus peut nous desservir et pas qu’un peu : celle dans laquelle la décision que nous prenons initialement s’avère mauvaise pour nous et nous amène dans des difficultés plus ou moins importantes.

Par exemple, dans votre séance de cinéma, vous êtes resté jusqu’au bout malgré l’ennui. A y regarder de plus près vous auriez peut-être eu meilleur compte de rentrer chez vous après 20 minutes de film et de vous faire un petit plateau TV dans votre canapé.  Mais vous ne l’avez pas fait… Pourquoi ?

Avant de vous en dire davantage, il est important à ce stade d’avoir en tête que le point de référence de votre cerveau pour sa recherche de cohérence et de stabilité, n’est pas tant les raisons (bonnes ou mauvaises) qui vous ont amenées à prendre une décision mais uniquement l’acte de décision lui-même. Cela ne parait pas grand chose, mais c’est énorme en fait !!!

Ainsi, comme je le disais auparavant une fois qu’une décision est actée, votre cerveau y adhère et cherche par tous les moyens à s’y conformer. Et dans cet exercice, il n’à que faire, ni des raisons qui vous ont amenées à la prendre, ni aux effets que celle-ci a.

Dès lors, vous allez avoir tendance à maintenir et reproduire une décision même si elle mauvaise et qu’elle ne vous apporte pas les effets escomptés : c’est l’escalade de l’engagement.

L’escalade de l’engagement

Cette tendance que nous avons tous de nous accrocher à une décision initiale même lorsque celle-ci est clairement remise en cause par les faits a été très largement étudiée en psychologie sociale. On la retrouve d’ailleurs tant dans la prise de décision collective qu’individuelle.

Cette escalade de l’engagement repose sur quelques biais cognitifs… dont le premier est ce fameux principe d’adhérence à nos décisions que j’évoquais à l’instant.

C’est quoi un biais cognitif ? Je vous l’accorde la question est plus que pertinente. J’y réponds sans plus tarder.

Un biais cognitif est en quelque sorte un schéma de pensée, logique en apparence, mais qui nous trompe et influence nos choix sans que nous en ayons conscience. C’est en quelque sorte une forme de bug qui se produit dans notre raisonnement.

En sus du principe d’adhérence à nos décisions, en voici 2 “spécimens” de biais cognitifs qui sont à la manœuvre lorsqu’il est question d’escalade de l’engagement.

Le biais d’autojustification

Ce premier “client” est un peu paradoxal puisqu’il peut nous amener à adopter des comportements qui, a posteriori, ou du point de vue d’une tierce personne, peuvent sembler complètement irrationnels, d’aucun dirait même stupides, alors que ce que nous cherchons en premier lieu c’est justement les preuves de notre propre rationalité.

Je m’explique. Ce qui se joue avec ce biais d’autojustification tient dans le fait que pour nous prouver à nous-même que nous sommes logiques et cohérents, nous préférons (inconsciemment cela va sans dire) nous convaincre du bien fondé de nos décisions (même si elles s’avèrent désastreuses) en cherchant une explication rationnelle à nos comportements plutôt que d’avoir à admettre une erreur de jugement. Ce qui, cela dit en passant, nous offrirait la possibilité d’arrêter les frais… C’est ballot !!!

C’est ce biais d’autojustification qui, au moment où vous commencez à considérer le fait de quitter la salle de cinéma comme une option possible, vous fait avoir des pensées conscientes ou inconscientes du style : La place n’était pas donnée, je vais attendre encore un peu, je suis sûr que ça va s’améliorer” , “J’ai déjà passé une heure dans la salle, cela ne m’apportera rien de plus de partir maintenant” ou encore “J’ai décidé de venir, j’assume”.

Pourtant, d’une manière tout à fait rationnelle, il serait tout à fait crédible d’envisager votre départ de la salle comme un choix gagnant qui vous permettrait de faire quelque chose de plus intéressant.

Quand on pense que personne, sauf nous, ne nous force à rester, notre recherche de rationalité est décidément tout sauf rationnelle.

Pour conclure sur ce biais d’autojustification, sachez qu’il est d’autant plus actif que vous avez investit beaucoup en temps, en argent ou en énergie lors de vitre prise de décision. Ainsi, plus la place de cinéma est chère plus vous avez allez rester. De la même manière, plus le film avance et plus la probabilité que vous quittiez la salle s’amenuise.

Le biais de confirmation

Ce biais prend appui sur un élément dont notre en cerveau est en quête permanente : l’économie d’énergie. Et oui, sachez-le, votre cerveau est écolo…

Ainsi, et toujours avec une intention tout à fait louable, notre ordinateur central cherche à chaque instant à nous faire gagner du temps et de l’énergie dans le traitement des informations dont nous sommes bombardés.

Pour atteindre son objectif, il met en place 2 stratégies complémentaires.

D’un côté, il donne la priorité et donne plus de poids aux informations qui confortent ce que nous pensons déjà et, dans le même temps, il sous-estime, voir ignore, les informations qui contredisent nos opinions actuelles.

Par conséquent, lorsque nous prenons une décision à laquelle nous croyons et que celle-ci, au bout d’un moment, nous amène quelques doutes sur sa pertinence. Au moment de nous décider s’il convient de continuer ou d’arrêter le tir, nous allons avoir tendance à donner plus de poids aux éléments qui conforte notre première décision (quitte à les arranger un peu) et à mettre de côté ou à discréditer les éléments qui nous indiquent que le changement de stratégie serait une bonne chose.

Pour illustrer les choses, repartons au cinéma devant ce “navet”. Pour la dernière fois, c’est juré !!!

Lorsque vous avez décidé d’aller voir ce film, ce que vous vouliez avant tout c’était prendre du bon temps et vous détendre. Au moment où vos espérances commencent à être déçues, ce biais de confirmation fera en sorte de donnez plus de poids à ce qui va dans le sens de vos attentes, comme par exemple : le confort des sièges, le côté protégé de la salle, le temps que vous vous accordez. Cela au détriment des informations opposées telles que  l’ennui voir l’agacement que vous éprouvez.

Avant de vous donnez quelques “tuyaux” visant à vous permettre de ne pas entrer et de sortir des pièges tendues par vos mauvaises décisions, voici ce qu’il me semble essentiel à retenir :

  • A partit du moment où vous prenez une décision à laquelle vous croyez vous allez avoir tendance à y adhérer et donc à la reproduire.

  • Cela ne pose pas de problème tant que votre décision ne s’avère pas néfaste.

  • A partir du moment où votre décision est négative pour vous, vous risquez d’entrer dans une escalade de l’engagement car votre cerveau cherche par tous les moyens: la rationalité, la logique et l’économie d’énergie.

Comment vous libérez de vos mauvaises décisions?

Bien entendu, la situation du cinéma évoquée tout au long de cet article en guise d’illustration ne prête pas vraiment à conséquence. C’est vrai quoi, au pire vous aurez perdu 10 euros, 2 heures de votre temps et vous vous serez peut-être privé d’une soirée télé d’exception… Rien de bien terrible au final.

Pourtant, ces pièges tendus par nos mauvaises décisions ne sont pas toujours si anodins et les conséquences auxquelles ils nous exposent peuvent être terribles : des investissement financiers inconsidérés, une vie de couple malheureuse, la poursuite d’un travail ou d’études qui ne nous conviennent pas… là ce nous risquons purement et simplement c’est la perte de notre bonheur et de notre épanouissement.

Pour vous aidez dans ces situations de décision où l’enjeu est important et dans lesquelles, par conséquent, l’escalade de l’engagement peut potentiellement produire des conséquences de plus en plus négatives voire désastreuses. Je vous propose ci-dessous 2 manières de vous y prendre.

Avant de m’exécuter, je ne vous cache pas que la libération des pièges tendus par nos mauvaises décisions n’est pas ce qu’il y a de plus aisé.

En effet, les mécanismes mis en place par notre cerveau pour rechercher la cohérence, la stabilité et l’économie d’énergie sont puissants et il est nécessaire de faire un effort volontaire et conséquent de réflexion pour s’en départir. Mais c’est tout à fait possible…

Application 1 : Rationalisez encore et encore…

Voici quelques questions qui pourront vous aidez la prochaine fois que vous serez dans une situation d’escalade de l’engagement :

  • Mettez au clair les raisons qui vous ont amenées à prendre votre première décision. Qu’est-ce que vous recherchiez ? Qu’est-ce qui était important pour vous en prenant cette décision ?  : “Si j’ai décidé d’aller au cinéma, c’est parce que…”, “Suivre ces études étaient importants pour moi, car…”
  • Identifiez les éléments qui se présentent à vous maintenant dans l’optique de maintenir ou stopper votre action : “Le prix du billet est élevé m’incite à rester”, “Je m’ennuie grave m’invite plutôt à quitter la salle”…
  • Analyser les éléments favorables à la poursuite de votre action. Parmi les raisons qui vous poussent à continuer, n’y en a-t-il pas que vous surestimez ou qui sont infondées ? : “Au final, le prix du billet n’est pas si élevé comparé à mon salaire mensuel…”
  • Explorez plus avant les éléments favorables à l’arrêt de votre action. Parmi les raisons qui vous font envisager une autre stratégie, n’y en a-t-il pas que vous sous-estimez ou que vous écartez ? : “C’est vrai que je m’ennuie vraiment et que cela commence à me prendre sérieusement la tête…”, “Si je rentre chez moi maintenant, de toute façon tout ce que je risque c’est de passer un moment plus agréable…”, “Cela ne me coûtera pas plus cher en argent de partir, de toute façon je ne vais pas récupérer le prix du billet…”
  • Enfin lorsque vous avez bien exploré les pour et les contre, posez-vous les 4 questions suivantes :
    • Qu’est ce que je gagne en continuant ?
    • Qu’est ce que je perds en continuant ?
    • Qu’est ce que je gagne en arrêtant ?
    • Qu’est ce que je perds en arrêtant ?
  • Et seulement maintenant, prenez votre décision !

Application 2 : changez de regard…

1ère étape : Placez votre décision initiale sur les épaules d’une autre personne.

Dans cette deuxième manière de procéder, je vous propose de faire comme si ce n’était pas vous qui aviez pris et investit dans la première décision. Dans notre exemple, il s’agirait d’imaginer que c’est une autre personne qui a décidé de se rendre au cinéma et que c’est elle qui a payé le billet. C’est bon pour vous ?

2ème étape : Apportez  vos lumières à cette personne.

Maintenant, imaginez que cette personne vient vous voir et vous expose sa situation. Elle vous dit qu’elle a décidé d’aller au cinéma, qu’elle s’ennuie ferme mais qu’elle n’arrive pas à se résoudre à quitter la salle car elle a payé cher son billet…

Comment, de votre point de vue extérieur, analyseriez-vous la situation ? Quels conseils lui donneriez-vous alors que vous n’êtes pas impliqué dans sa problématique ?

3ème étape : Prenez votre décision.

Pour conclure, je vous dirais qu’il est tout à fait possible de combiner les 2 applications sans aucun risque d’aucune sorte.

Voilà, j’en arrive au terme de cet article. Un grand merci à vous de m’avoir lu.

Merci de partagez cet article autour de vous et de me dire ce que vous en pensez dans les commentaires.

Vous êtes également libre vous abonnez à la page facebook et à la chaine youtube du blog pour suivre ses actualités et bénéficier de contenus exclusifs.

 

Je vous souhaite une bonne transformation en compagnie des sciences.

Mes références et sources d’inspiration…

Joule, R. V., Beauvois, J. L., & Deschamps, J. C. (2002). Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens.

Procurez-vous cet ouvrage sur le site des libraires indpendants en cliquant ici ou sur amazon en cliquant sur l’image ci-dessous.

Partagez votre science
  •  
  •  
  •  
  • 24
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *