Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos peurs !

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos peurs !

Tout savoir sur vos peurs

Attention cet article pourrait changer votre quotidien !

Ayez-en peur ! Ne le lisez pas !

J’ai peur…

Une fois n’est pas coutume : parlons un peu de moi…

Il est 7 heures. L’air est frais et doux. La lumière naissante dessine progressivement les contours de la nature environnante. Je me sers une bonne rasade d’oxygène : je suis prêt. Muni de l’équipement du parfait petit randonneur, je me lance pour une marche que j’estime à environ 3h.

Ce matin, je me sens bien. Mes pas s’enchainent naturellement et mon corps répond au doigt et à l’œil à mes demandes. En bref, c’est le pied…

J’aime ces marches matinales dans la nature. Elles me donnent le sentiment d’être le témoin privilégié du réveil du monde et me permettent de profiter d’un trésor rare et cher à mes yeux : la voix de la nature. Cette voix, caractérisée par l’absence de rugissements d’engins motorisés, et donc par la pleine expression des sons de la nature, me ravigote. Elle me susurre de nouvelles idées et alimente le flot de mes réflexions concernant les projets essentiels de ma vie.

Bref, je dévie quelque peu dans le récit…

Il est maintenant 8h. Cela fait une heure que je progresse sur le sentier et que, tel un élève studieux, je suis scrupuleusement le balisage jaune et blanc du circuit que je compte “avaler” aujourd’hui.

Depuis mon départ, j’ai cheminé à la lisière d’un bois, longé plusieurs champs agricoles et suivi une ancienne voie ferrée. Ce faisant, je n’ai croisé, ni âme qui vive, ni même quelques traces tangibles d’activités humaines. Cela n’est pas pour me déplaire, il me faut l’avouer.

Soudain, alors que je débouche d’un minuscule passage herbeux, j’aperçois, derrière une haie plantée de chênes et de châtaigniers, un groupe de maisonnées. Au nombre de 3 ou 4, blotties les unes contre les autres, se tenant compagnie au milieu de cet océan de campagne dans lequel elles sont échouées, elles semblent endormies.

A la vue de cet îlot de civilisation, mon univers intérieur se modifie, il se trouble. Une angoisse sourde et familière m’envahit. Mes pas perdent leur légèreté et plus ils me rapprochent des maisons, plus je ressens une émotion particulière : j’ai peur.

Ce ne sont pas les maisons qui m’inquiètent, bien entendu. La possibilité d’entrer en contact avec l’un de mes congénères ne constitue pas, non plus, la source de mon angoisse. Certes, j’apprécie le calme et la solitude mais je ne suis pas pour autant misanthrope et anthropophobe.

En fait, l’objet de mon anxiété est la possibilité, en passant aux abords de ces habitations, de me retrouver nez-à-nez, ou plutôt devrais-je dire nez-à-truffe, avec un chien.

Car oui, j’ai peur des chiens. Enfin… c’est un peu plus retors que cela puisque je suis tout à fait capable de m’approcher du meilleur ami de l’homme et même de le caresser sans appréhension, si et seulement si, un autre être humain se trouve dans les parages, que ce soit son maître ou n’importe qui d’autre.

En réalité, ce qui fait affoler mon trouillomètre, c’est la potentialité de me retrouver, seul, face à un chien que je ne connais pas. De ce fait, je me débrouille le plus souvent pour faire en sorte que cela ne m’arrive pas.

Mais voilà, ces foutues marques jaunes et blanches sont formelles : il me faut passer devant ces maisons et m’exposer à l’hypothétique sauvagerie d’un ou plusieurs chiens si je veux poursuivre mon chemin.

Arrivé à une trentaine de mètres de la première maison. Je stoppe le pas. Je me tétanise. Je suis aux aguets. Mes yeux et mes oreilles cherchent à repérer le moindre indice de la présence d’un canidé : un aboiement, un bruit de gamelle, la présence d’une niche ou d’un écriteau “attention au chien”. Je ne vois et n’entends rien. Que faire ? Chercher une autre voie possible sachant que je ne connais pas les lieux ? Faire demi-tour et renoncer à une partie de ma randonnée ? Y aller quand même malgré la peur et risquer de me faire aboyer dessus, voire de me faire poursuivre, voire de me faire attaquer ?

A ce moment, le choix est terrible. J’ai envie d’y aller, de tenir mon engagement du jour, de la faire jusqu’au bout cette randonnée mais j’ai peur.

Pendant que ma machinerie cérébrale passe en revue, avec fébrilité, les différentes options qu’elle a elle-même échafaudée dans la précipitation, j’essaie de me convaincre de l’absurdité de ma peur. Je me dis que si ce sentier est balisé, c’est qu’il a été validé par une ou plusieurs associations de randonneurs qui n’ont pas vraiment intérêt à conduire des marcheurs droit dans la gueule de molosses assoiffés de sang. En outre, ce balisage signifie également que des dizaines, voire même des centaines de personnes m’ont précédées et qu’a priori, un tas de cadavres n’est pas empilé à l’entrée de ces maisons…

Malheureusement, force est de constater que mes raisonnements, bien que logiques et emprunts de rationalité, ne font pas le poids face à ma peur… Dit autrement, l’émotion domine ma raison.

Au bout d’un certain temps dont je suis bien incapable d’en estimer la durée, agacé par la situation, sur un coup de tête, je me décide à avancer. Je fais un pas, puis un autre, puis encore un autre. Mon rythme s’accélère, tous mes sens sont suractivés, le fil de mes pensées se bloque. Je ne suis plus qu’un corps qui avance. Il ne se passe rien et les monstres tant redoutés ne surgissent pas.

Je suis soulagé. Il me faut quelques mètres avant de retrouver mon calme. Seulement, j’anticipe déjà les éventuelles maisons à venir sur ma route…

La peur et ses multiples visages… 

C’est une vieille amie…

Même si au regard de ce qui m’est arrivé lors de ma randonnée, la peur ne semble pas la compagne idéale, elle est pourtant une alliée fondamentale de notre espèce et de l’ensemble du vivant d’une manière générale.

Et pour cause, elle constitue un signal d’alarme essentiel ayant pour objectif d’augmenter notre attention face aux dangers présents dans notre environnement et donc, d’augmenter nos chances de survie. En fait, comme je l’écris dans un autre article traitant des émotions, la peur est ce qui se rapproche le plus de ce que certains nomment “l’instinct de survie”.

D’ailleurs, en considérant que notre espèce évolue sur cette terre depuis environ 200 000 ans et que l’environnement qu’elle a connu lors des 198 000 premières années était la nature. Il est facile de se convaincre de l’utilité de la peur. En effet, comment pourriez-vous être entrain de lire ces lignes si vos lointains aïeux s’étaient approchés sans la moindre appréhension des serpents, des tigres à dents de sabre ou de je ne sais quelles autres bestioles du genre ?

Lorsqu’elle fait bien son job et qu’elle est bien réglée la peur se manifeste de la manière suivante :

  • Elle se déclenche à bon escient, c’est à dire en présence d’un danger réel. Par exemple, si vous marchez en montagne sur un chemin longeant un précipice et que vous jetez un œil en direction du vide qui s’ouvre à vous, vous ressentirez de la peur qui vous informera qu’une chute de cette hauteur serait probablement mortelle.
  • Son niveau est proportionnel au danger : lors de votre marche en montagne votre peur du vide sera plus élevée si vous marchez au bord du précipice que si vous vous en éloignez.
  • Elle permet une action raisonnée et ne déclenche pas une perte de moyen ou un sentiment de panique. Lors de vos aventures montagnardes, votre peur du vide ne vous immobilisera pas. Elle vous permettra au contraire d’adopter une stratégie de progression adaptée, à savoir : marcher lentement en veillant aux endroits où vous posez vos petits petons et vous arrêtez pour admirez le paysage.
  • Elle cesse rapidement. De ce fait, dès que le précipice n’est plus, votre peur s’éteint car elle n’a plus d’utilité.

C’est parfois une ennemie redoutable…

Il arrive parfois que les paramètres de la peur se dérèglent. Dès cet instant, celle qui est normalement notre alliée se métamorphose en une ennemie redoutable, voire même en un tyran qui nous empêche de mener une vie normale.

A quoi ressemble cette peur déréglée que le corps médical et les thérapeutes nomment “peur pathologique” ou “phobie”.

  • Elle se déclenche de manière anormale. C’est à dire pour des seuils objectifs de dangerosité trop bas voire nuls. Restons en montagne sur notre sentier escarpé et imaginons maintenant le cas d’une personne ayant la phobie du vide (acrophobe), le simple fait d’imaginer qu’elle va emprunter ce genre de chemin va générer chez elle une peur intense. De plus, sans aller dans les alpages, un acrophobe ressentira également une peur tétanisante s’il lui faut monter sur une chaise bien qu’objectivement le danger soit moins important.
  • Elle génère une sensation de panique qui limite voire supprime le raisonnement. Le phobique du vide qui jettera un œil au précipice pourra se sentir paralysé et être dans l’incapacité de faire un pas de plus que ce soit en avant ou en arrière. Il y aura également de fortes chances qu’ils sentent ses jambes se dérober, sa tête tourner, son cœur s’emballer… bref toute une panoplie de sensations tout à fait agréables… Enfin, il pourra imaginer des scenarii “catastrophe” et se voir tomber et s’écraser sur les roche acérées.
  • Son niveau redescend très lentement. Plusieurs heures après avoir été en contact avec le vide, l’acrophobe sera encore en état d’alerte.
  • Elle devient le point central de la vie. Ainsi, une personne phobique organisera son quotidien de façon à éviter, par tous les moyens, la source de sa peur. Dit autrement, elle deviendra un génie de l’évitement et fera en sorte de ne jamais avoir à monter sur une chaise ou de ne jamais se rendre en montagne.

Bien entendu, entre la peur normale et sa version pathologique, il existe une multitude de nuances. Dès lors, certaines formes de peur ne sont plus tout à fait normales sans verser dans la phobie. C’est le cas, par exemple, de ma peur des chiens. Ainsi, faire face à un canidé en présence d’un autre être humain ne me pose guère de soucis alors que le simple fait d’anticiper ma rencontre avec lui, alors que je suis seul, peut me paralyser et potentiellement me faire renoncer à quelque chose qui me tient à cœur comme ma randonnée.

Pourquoi la peur se dérègle-t-elle ?

Comme je l’évoquais plus haut, la peur fût, et est toujours, une alliée précieuse pour la survie de notre espèce.

Seulement voilà, il y a un hic que l’on peut résumer de la manière suivante, notre environnement évolue bien plus vite que notre cerveau !!!

En effet, considérons seulement les 500 dernières années des 200 000 que compte l’évolution de notre espèce “homo sapiens” sur cette terre, soit 0.25% du total de notre existence. Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que nos conditions de vie n’ont plus grand chose à voir avec celles de la fin du moyen-âge. Et cela est encore plus vrai si nous prenons comme point de référence l’environnement dans lequel évoluaient nos ancêtres il y a 1000, voire 2000 ans…

D’une manière générale, qu’on se le dise nos évolutions techniques et sociétales ont considérablement diminué le poids des pressions à la survie qui pèse sur nous. D’ailleurs, c’était quand la dernière fois que vous vous êtes retrouvés face à un tigre (en dehors du zoo, j’entends ! ) ? On est d’accord, ça date un peu…

Alors que dans un temps hyper-concentré, nous avons changé notre environnement comme jamais, que s’est-il passé dans notre tête ? Eh bien, pas grand chose… Tout du moins sur le plan de l’évolution de notre structure cérébrale. En conséquent, nous disposons toujours, grosso modo, du même appareillage biologique que nos aïeux qui vivaient il y a 10 000 ou 20 000  ans : un appareillage câblé pour la survie en milieu naturel, un appareillage câblé pour la peur.

Et alors, me direz-vous ?

Ce à quoi je vous répondrais que ce qui était adapté dans un environnement empli de dangers réels pour la survie ne l’est plus forcément tout autant dans un environnement tel que nous le connaissons actuellement. Dès lors, une peur de même intensité qui s’avérait utile et nécessaire face à un lion apparaitra exagérée et pèsera sur la qualité de vie si elle est déclenchée par le fait de parler en public, de conduire une voiture, de se trouver dans une foule, de rougir ou encore de faire un malaise.

En résumé, nous n’avons pas besoin d’apprendre à avoir peur, nous disposons de cette capacité à notre naissance. Ce qu’il nous faut, plus que jamais dans notre environnement actuel, c’est d’apprendre à régler notre système de peur en lui indiquant de quoi il doit avoir peur et aussi de quoi il peut ne pas avoir peur.

Comment apprenons-nous de quoi avoir peur ?

Il est communément admis par les thérapeutes qu’il existe 3 sources à nos peurs. Celles-ci étant liées les unes aux autres.

La première est la source biologique. Je ne vais pas m’y attarder puisque je viens de vous en parler dans la paragraphe précédent. Il est toutefois intéressant de noter qu’une bonne partie des peurs concernent, aujourd’hui encore, des éléments qui étaient (et sont toujours parfois) des sources avérées de danger : certains animaux, le noir, les grandes hauteurs, l’eau…

La deuxième source est psychologique et renvoie à la manière dont nous voyons et analysons les événements que nous vivons. Ainsi, en fonction de notre personnalité et du fonctionnement de notre psychisme, des événements de vie traumatisants comme la survenue d’une agression ou d’un accident, ou encore le fait de rencontrer à plusieurs reprises des choses pénibles comme le sentiment d’insécurité dans une situation ou des humiliations, peuvent nous “apprendre” des peurs qui seront invalidantes.

La troisième source est sociale. Et oui, nous ne vivons généralement pas totalement isolés des autres et le terreau de nos peurs peut être constitué par les messages que nous renvoie la société et notamment nos modèles parentaux. Ainsi, nous pouvons littéralement imiter les peurs de nos parents et prendre au pied de la lettre ce que nous disent les contes de fées que l’on nous raconte. A propos du rôle de la société dans la transmission des peurs, il est intéressant de noter que la peur des loups existent toujours chez les enfants européens alors que ceux-ci ont disparus de leur environnement depuis longtemps…

Comment apprendre à ne plus avoir peur ?

Ne cherchez pas, coûte que coûte, le “pourquoi de vos peurs”

Pendant très longtemps, la première chose que l’on cherchait dans la prise en charge des peurs était la cause profonde de ces dernières. Le raisonnement sous-jacent, a priori sensé, consistait à dire : “Si vous trouvez la cause, le pourquoi de votre peur, vous saurez comment agir et sortir du processus”.

Malheureusement, force est de constater que cette manière de procéder n’a eu que peu de résultats en matière d’aide concrète apportée aux phobiques. Et souvent d’ailleurs, les personnes qui ont effectués ce travail de recherche, même si elles comprenaient mieux leur mode de fonctionnement et leur vie d’une manière générale (ce qui n’est jamais inutile) à l’issue de la procédure, restaient très souvent avec une question sans réponse : “Bien que je sache ce qui a déclenché ma phobie et que j’en comprenne le sens, comment puis-je faire à présent pour me débarrasser d’elle ?”.

Une des raisons à ce manque de résultat concernant les approches centrées exclusivement sur la recherche des causes est que la peur comporte, comme l’ensemble des mécanismes psychiques, une part émotionnelle que la raison ne peut totalement contrôler. C’est ce qui explique qu’une personne pourra être tout à fait capable de vous expliquer l’irrationalité de sa peur et dans le même temps être dans l’incapacité de s’en défaire.

En fait, pour vous présenter les choses de manière très schématique, les émotions et le raisonnement sont traités dans deux parties différentes du cerveau : le cerveau limbique et l’amygdale en particulier pour la sphère émotionnelle, et, le cortex préfrontal pour celle du raisonnement. Lorsque vous vous centrez sur la recherche des causes vous vous adressez au cortex qui comprend très rapidement ce qui vous fait peur. En revanche, vous ne parlez pas le langage de la partie limbique qui, elle, n’est pas très réceptive à la pensée rationnelle. Non, non, non… Elle est plutôt du genre Saint-Thomas, elle ne croit que ce qu’elle voit ! Je dirais même, elle ne croit que ce qu’elle voit plusieurs fois !

Désobéissez à vos peurs

Pour convaincre votre cerveau limbique de ne plus avoir peur, il n’y a pas 36 manières de faire : vous devez vous placez volontairement dans des situations anxiogènes et lui faire constater qu’il n’y pas de réel danger.

Ainsi, comme l’écris Christophe André dans son livre “psychologie de la peur” :

Nos grandes peurs demeurent parce que nous leur obéissons. Nous leur obéissons dans nos comportements : en fuyant. Nous leur obéissons dans nos pensées : en ne voyant plus autour de nous que dangers et menaces. La peur met notre intelligence sous influence.

Voilà, j’en arrive au terme de cet article. Un grand merci à vous de m’avoir lu.

Si vous voulez découvrir 8 clés pour vous libérez de vos plus grandes peurs, allez consulter cet article en CLIQUANT ICI.

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Mes références et sources d’inspiration…

André, C. (2004). Psychologie de la peur: craintes, angoisses et phobies. Odile Jacob.

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